Collectif havrais contre les nuisances sonores

15 mai 2018

Les deux roues sont vulnérables....surtout quand ils prennent des risques

 

Face-à-face entre trois motos en Seine-Maritime : trois blessés dont un grave

Trois motards ont été blessés dans un accident de la route dimanche 6 mai 2018 à Sotteville-sur-Mer, près de Saint-Valery-en-Caux (Seine-Maritime). La route a été coupée.

Publié le 6 Mai 18 à 17:53
Trois motards ont été blessés dans un face-à-face à Sotteville-sur-Mer (Seine-Maritime), dimanche 6 mai 2018. (©Adobe Stock/Illustration)

Violent face-à-face sur la côte. Dimanche 6 mai 2018, trois motos ont été impliquées dans un accident de la route à Sotteville-sur-Mer, non loin de Saint-Valery-en-Caux (Seine-Maritime). Les trois pilotes sont blessés, dont un grièvement.

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09 mai 2018

Communication institutionnelle

Dans le dernier numéro d'Océanes, le bimensuel de la ville du Havre, le groupe de la majorité municipale veut faire du Havre "un exemple en matière d'écologie locale et collaborative (...) En s'engageant pour l'écologie, notre municipalité s'engage aussi pour la santé (...) dans un environnement sain et respirable."

Fort bien et souhaitons que le ville communique aussi en direction des victimes des pétarades de motards énervés. La ville sait communiquer contre d'autres fléaux comme les problèmes posés par les goélands. Après les mots , des actes ?

Sur les panneaux lumineux des routes d'accès à la ville, (3 panneaux sur la D6382) on peut lire:

"les deux roues sont vulnérables. Respectons les". Soit. On peut demander la réciproque ? 

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08 mai 2018

Publication ci dessous de plusieurs documents aimablement transmis par les Ecologistes du Havre.

Perte d’audition, risque de surdité, gêne de voisinage ont conduit les autorités à fixer des obligations pour respecter des seuils de niveaux sonores. Les sanctions relatives peuvent être de fortes amendes ou imposer la fermeture des lieux.
Le code de la santé publique, de l’environnement , des collectivités territoriales, du travail ou encore le code civil, pénal ...ont tous des articles (lois, décret, arrêtés, circulaires...) faisant références aux activités sonores.

Par exemple le décret 98-1143 du 15/12/1998 qui fait référence aux niveaux sonores dans les locaux recevant du public diffusant de la musique amplifiée. Ce décret s’applique aux lieux où la fréquence des manifestations bruyantes n’est pas exceptionnelle (supérieure à 12 fois l’an). Mais la limite n’est pas aussi simple et c’est à la charge du préfet d’apprécier.

On pourra aussi se référer à l’arrêté du 20/8/1985 ou à la directive du conseil des communautés européennes de mai 1986.

Les risques sonores

Au dessus de 85 dBA, il y a un risque pour l’audition, à 90dBA il y a danger. Ces niveaux sonores correspondent aux niveaux moyens d’exposition journalière sur votre lieu de travail.
Ce niveau est comparable à celui d’une tondeuse à gazon peu bruyante, du passage d’une moto à 2m, d’un coup de klaxon dans la rue ou d’un orchestre symphonique.
Des niveaux largement supérieurs de 105 dBA sont usuels pour des écoutes au casque, des concerts de variétés ou des discothèques.
Le niveau de 85 dBA d’exposition correspond à la législation du travail et est fixé pour 8H. Au dessus de ces valeurs l’employeur doit imposer des protections auditives aux personnels concernés. Le seuil de niveau instantané (crête) étant fixé à 135dB.
Le niveau de 85 dBA étant donné pour 8H, cela veut dire que l’on tolère 3 dB de plus pour une durée d’exposition réduite par deux. Ainsi on obtient 88dBA pour 4H ; 94 dBA pour 1 heure et 112 dBA pour une minute.

Rappelons aussi qu’en plein air ou proche de la source (avant la distance critique) le son décroît de 6 dB par doublement de la distance. Un niveau de 120 dBA émis à 1m est de 108dBA à 4m.
Dernière règle, deux sources de bruit de niveaux équivalents augmentent le niveau de 3dB, 4 sources donnent 6dB...etc.

La presbyacousie correspond à la surdité naturelle liée à l’âge. Une exposition sonore en discothèque a montré chez des jeunes des pertes auditives définitives de 40 dBA faisant passer l’audition du sujet de 20 ans à celle d’une personne de 65ans.De manière générale, les pertes sont d’une dizaine de dB mais l’on ne s’en rend pas toujours compte car se sont les hautes fréquences qui sont concernées et le spectre vocale n’est pas altéré. Les traumatismes successifs, liés à des écoutes trop puissantes vont progressivement décaler cette fréquence de coupure vers le bas du spectre et agir nettement sur l’intelligibilité de la parole. Le fameux trou des 4000Hz.

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Figure 1 Pondération A B et C

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Le bruit la loi http://www.duanrevig.com/bruit.htm

La mesure

Le niveau de 85 dBA référencé est un niveau moyen exprimé en dBA. (LAEQ), niveau équivalent pondéré A Figure 1. Il faudra donc utiliser le facteur correspondant pour obtenir le niveau d’exposition quotidien.
Il est très étonnant de voir que la pondération A est mentionnée car elle correspond à la pondération du seuil d’audibilité. La pondération C est plus adaptée à la situation mais on ne la trouve pas sur beaucoup de sonomètres Il est vrai que les traumatismes sonores engendrent plus une surdité aux fréquences élevées. Les courbes que l’on trouve dans la littérature sont contradictoires entre celles du ministère de la santé et celles que l’on trouve régulièrement fixant le seuil de la douleur à 120 dB SPL dans le grave. Ainsi à 125 Hz la courbe du ministère de la santé tolère 10 dB de plus alors que la pondération A est de 17 dB et la courbe C ne varie pas. Figure 2.

Il est vrai qu’il est très délicat de faire des tests sur des sujets sains, on ne saura donc jamais quels sont les seuils réels de la douleur.

Figure 2 Différence de niveau en basse fréquence entre les courbes du ministère de la santé en bleu et les pondérations C et A

Les textes

Le décret de 1998 impose un seuil de 105 dBA à ne pas dépasser dans les lieux publics et 120 dB SPL en niveau crête au lieu des 135 dB précédent. Tous les lieux concernés doivent impérativement disposer d’un système limitant le niveau ou d’un système de coupure ainsi qu’un afficheur donnant l’affichage de la pression.

Pour des raisons de difficulté de mise ne œuvre de ces systèmes : position du microphone, contrôle de toute les enceintes de diffusion et les conséquences induites pour la diffusion, ces systèmes ne sont pas toujours présents dans les installations. On constate malheureusement des installations où le microphone est désactivé ou atténué.

Pour le voisinage concernant l’isolement entre le local d’émission et de réception, l’émergence sonore ne doit pas dépasser 3dB sur les octaves compris entre 125 et 4kHz en période nocturne et de 5dB le jour (de 7 à 22h). R48-4 de la santé publique. Ici aussi cette valeur fixée pour 8 heures, on ajoute environ 1dB pour chaque durée réduite par deux. On obtient 12dB d’émergence pour une durée comprise entre 30s et 1mn.
L’isolement pour un niveau de source de 99dB doit être supérieur à 66dB à 125Hz et 91dB à 4kHz. Aussi des arrêtés municipaux peuvent rendre plus contraignante encore l’application de la loi, ainsi, l’arrêté n° 01-16855 réglementant à Paris les activités bruyantes stipule :
Que lorsque l’installation est mobile, le niveau sonore ne doit pas dépasser 81 dBA pour chaque source à une distance de 10m.
Qu’en période nocturne (entre 22h et 7h), le niveau sonore à partir duquel une infraction peut être constatée est fixé à Paris à 25,0 dBA alors qu’un bruit inférieur à 30dBA n’est pas considéré gênant sur le reste du territoire
Dans ce cas, une émergence de 3dB est très rapidement atteinte.

Les punitions

Les bruits ou tapages injurieux ou nocturne troublant la tranquillité d’autrui seront sanctionnés par des amendes de 3ème classe (450€ et plus).

Certaines infractions JO du 19/3/2003 pour des cas considérés comme des agressions sonores en vue de troubler la tranquillité d’autrui peuvent être sanctionné par un an d’emprisonnement et 15000€ d’amende.

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Le bruit la loi http://www.duanrevig.com/bruit.htm

A bon entendeur.

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Émergence.
Différence entre les niveaux de pressions continus équivalents pondérés A du bruit ambiant (en fonction) et du bruit résiduel.

LAEQ,t
Niveau de pression équivalent pondéré A mesuré sur un intervalle de temps court. Ce temps est la durée d’intégration pour connaître l’évolution temporelle pendant le mesurage. Cette durée est de l’ordre de 10s.

Le bruit
Norme AFNOR. Toute sensation auditive désagréable ou gênante provoquée par un mélange confus de son et d’intensité ou de fréquences différentes.
Donc la musique, c’est du bruit lorsqu’elle gêne!

Les risques liés aux bruits
Fatigue nerveuse, trouble du sommeil. Les aspects symptomatiques sont similaires aux réactions provoquées par le stress.

Études médicales
Il faut 16 h pour récupérer de 2 heures d’exposition à 100dBA.
Pour la qualité du sommeil, le niveau sonore ne doit pas dépasser 35dBA à l’intérieur des chambres à coucher et 50dBA en niveau crête.

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Bruit: le retard français

18/12/2007 16:54

Les cartographies du bruit ayant pris du retard (1), les plans d’action français exigés par la directive européenne (2) sur le bruit risquent fortement de ne pas être prêts pour l’échéance du 18 juillet 2008. Un guide d’aide à leur élaboration doit être publié début janvier.

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Analyser

par Agnès Ginestet

Les 5èmes assises nationales de la qualité de l’environnement sonore qui ont eut lieu du11 au 13 décembre ont permis aux acteurs du domaine d’évoquer les plans de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE). «Leur contenu est laissé à la discrétion des autorités compétentes (3)», explique Pascal Valentin, responsable de la mission bruit au ministère chargé de l’environnement. Comme pour les cartographies, ils concernent pour l’instant les grands axes routiers dont le trafic dépasse 6 millions de véhicules par an, les axes ferroviaires dont le trafic dépasse 60.000 passages de train par an, les grands aéroports et les agglomérations de plus de 250.000 habitants.

L’Etat prévoit d’achever les cartographies dont il a la charge d’ici la fin de l’année 2007, et l’une de ses priorités dans le cadre des PPBE sera d’achever la politique de résorption dans les zones les plus touchées. Paris a déjà publié un plan bruit en février 2006, qui devrait lui servir de base à son PPBE, et être coordonné avec le plan de déplacement.

La communauté urbaine de Lille (CUDL), maître d’œuvre d’infrastructures de l’agglomération, pense finir son PPBE avec environ un an de retard. «La CUDL n’avait pas la compétence bruit, mais a proposé ses services pour réaliser les cartographies et aider les communes à réaliser les plans de prévention. Nous allons leur faire des propositions pour diminuer le bruit en se basant sur les cartes, nous jouerons le rôle d’expert et d’assistant», explique Pascal Thomas, responsable du recueil et de l’analyse des données trafic et bruit à la CUDL. «Tant que la cartographie n’est pas terminée, on ne peut pas envisager les actions à mener», précise-t-il.

Le Grand Lyon a quant à lui fini les cartographies de ses infrastructures. Il basera son PPBE sur le plan de protection de l’atmosphère (PPA) porté par le préfet, qui prévoit une limitation progressive de la vitesse des véhicules à 70 kilomètres par heure sur les axes de sa zone d’action. «Si on diminue la vitesse, il y a un abattement très important du bruit. Cela aura un impact sur une grande partie de la population et ce sera peu coûteux», précise Julie Vallet, chargée de mission bruit pour le Grand Lyon. Selon elle, il serait judicieux de conserver les zones de couleur verte sur les cartographies (considérées comme les plus calmes) et de «pousser vers le vert» les zones où les gens vont pour se reposer mais qui sont exposées à du bruit (un parc situé en bordure d’autoroute, par exemple). Le seuil sonore de ces «zones calmes» est toutefois laissé à l’appréciation des acteurs locaux. «Le calme est relatif. Est-ce qu’une cascade d’eau qui émet 70 dB est un bruit agréable ou pas?», interroge Pascal Valentin.

Pour les communes qui ne font pas partie d’agglomérations et qui doivent remettre cartes et plans, Pascal Valentin estime qu’«on ne peut pas leur demander de faire des choses qui excèdent leur budget». Des aménagements peu onéreux tels que la mise en place de ralentisseurs pourraient par exemple être envisagés. «Les communes franciliennes commencent à réfléchir aux PPBE, mais il y a les élections municipales d’abord...», observe toutefois Fanny Mietlicki, directrice de Bruitparif, l'observatoire du bruit en Ile-de-France.

(1) Voir l’article du JDLE: «Cartes de bruit: les obstacles français»

(2) directive 2002/49/CE du Parlement européen et du Conseil, du 25 juin 2002, relative à l'évaluation et la gestion du bruit dans l'environnement

(3) l’Etat, les Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI), ou encore les communautés d’agglomération selon les cas

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07 mai 2018

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13/12/2010 18:30 

Trente-cinq ans de politique contre le bruit, et toujours autant de gêne

Les assises nationales de la qualité de l’environnement sonore, qui s’ouvrent mardi 14 décembre, vont évoquer le bruit ressenti


Lois, directives, progrès technologiques… Depuis 1975, date de la création de la première mission « bruit » au ministère de l’environnement, la traque aux décibels est lancée. Avec des succès notables. « Votre machine à laver d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celle d’il y a trente ans, assure Alice Debonnet-Lambert, directrice du Centre d’information et de documentation sur le bruit (CIDB). C’est vrai aussi du moteur d’un A380 par rapport à celui d’une ancienne Caravelle. »

Et pourtant, les enquêtes d’opinion se suivent et se ressemblent : le bruit est une nuisance pour deux Français sur trois. « Ce niveau d’insatisfaction ne baisse pas, constate Valérie Rozec, psychologue de l’environnement au CIDB. Pas plus que le nombre d’appels de plaignants que nous recevons. »

Réunis en assises à partir d’aujourd’hui, les spécialistes de la question vont donc se pencher sur ce hiatus entre progrès réalisés et gêne ressentie. 

Dans les transports, une augmentation du bruit depuis 20 ans

« La lutte contre le bruit est une course sans fin, analyse Dominique Habault, directrice du laboratoire de mécanique et d’acoustique du CNRS. Qu’on ferme une boîte de nuit, et ce sont les pas du voisin qu’on entendra. » De même, les constructeurs automobiles s’échinent aujourd’hui à lutter contre des bruits de couinements à l’intérieur des voitures, auparavant masqués par les vrombissements du moteur.

De l’avis général, les seuils de tolérance n’ont cessé de baisser. « Nous recevons des plaintes de personnes vivant à côté d’une école, ce qui est totalement nouveau », relève Alice Debonnet-Lambert. « Le repli sur soi rend aujourd’hui toute intrusion dans son domicile intolérable, ajoute Valérie Rozec. Et quand on ne connaît pas ses voisins, le bruit qu’ils produisent est moins bien toléré que lorsqu’on les connaît. »

Restent des causes objectives d’insatisfaction. En vingt ans, le nombre de décibels gagnés dans les transports – première cause de nuisance – est considérable. Voitures, trains, avions… «Il sera difficile de mieux faire techniquement sur les véhicules», assure Dominique Habault. Sauf que, dans le même temps, le parc automobile et le trafic aérien n’ont cessé d’augmenter. 

Le bruit à l'origine d'un surplus de stress et de fatigue

Par conséquent, « les progrès enregistrés ont été en partie annulés », relève Dominique Bidou, président du CIDB. Et si les trains de nouvelle génération se révèlent beaucoup plus silencieux que leurs prédécesseurs, il faudra vingt ans pour renouveler l’ensemble du parc.

Dans le domaine du travail, la protection des ouvriers s’est renforcée au fil du temps. Des capots sur les machines les plus bruyantes ont été installés, des équipements de protection individuels imposés. « La réglementation vise à lutter contre les problèmes de surdité et impose des obligations pour l’employeur à partir de 80 décibels, précise Alice Debonnet-Lambert.

Des niveaux inconnus dans le secteur tertiaire, où l’on voit néanmoins se multiplier les problèmes de stress et de fatigue générés, notamment, par les open spaces » (espaces de travail décloisonnés). 

 

500 000 points noirs du bruit en France

 

Sur le front du logement, la première réglementation concernant l’acoustique à l’intérieur des bâtiments date de 1970. Les normes se sont depuis constamment enrichies. Mais, avant 1970, c’est le vide. « À condition d’y prêter attention, la rénovation thermique imposée par la lutte contre l’effet de serre pourra bénéficier à l’acoustique dans les bâtiments anciens », espère Dominique Bidou.

Restent les nuisances provoquées par la route ou les voies de chemin de fer. Dorénavant, le maître d’ouvrage de toute nouvelle infrastructure de transport doit assurer la protection sonore des riverains, soit en construisant des écrans antibruit, soit en finançant l’installation de double vitrage. Mais là encore, il faut rattraper les erreurs du passé.

On peut estimer à plus de 500 000 le nombre de points noirs du bruit, ces bâtiments riverains d’une infrastructure terrestre construite après coup et soumis à des niveaux sonores supérieurs à 70 décibels le jour. 

Les décibels, meilleur instrument de mesure du bruit?

Leur résorption est à l’ordre du jour des pouvoirs publics depuis vingt ans et se fait toujours au compte-gouttes. « En l’absence d’une pression des riverains, les collectivités locales se mobilisent peu, alors même que des aides publiques, gérées par l’Ademe depuis 2009, sont prévues », regrette notamment Emmanuel Thibier, responsable du dossier à l’Ademe.

Enfin, les acousticiens réfléchissent aujourd’hui à la mise au point de nouveaux indicateurs, plus pertinents. « Toute la réglementation est basée sur les décibels, explique Dominique Harbault. Or, cela ne suffit pas à expliquer la gêne, qui est liée à de nombreux autres facteurs. » Des travaux sont en cours autour de la « sonie », qui permet de prendre en compte le « ressenti » du bruit. 

 

 

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6e Assises nationales de la qualité de l’environnement sonore

14 décembre 2010 (mis à jour le 14 janvier 2011) - 

Nathalie Kosciusko-Morizet a ouvert les 6e assises nationales de la qualité de l’environnement sonore qui se déroulent, du 14 au 16 décembre 2010, à la Maison de la chimie, à Paris. L’occasion pour la ministre de faire le point sur les mesures prises pour lutter contre le bruit.

 Alors qu’une enquête menée par TNS-SOFRES (mai 2010) confirme que le bruit constitue aujourd'hui une atteinte majeure à la qualité de vie des français, Nathalie Kosciusko-Morizet rappelle l'importance de la lutte contre les nuisances sonores. Aujourd’hui, 2/3 des personnes interrogées se disent personnellement gênées par le bruit à leur domicile. Pour 54 % d’entre elles, les transports constituent la principale source de nuisance Celles-ci ont un impact potentiel sur la santé : fatigue chronique, impact sur le système cardio-vasculaire, baisse de vigilance pouvant être la cause d’accidents.

La mise en oeuvre du Grenelle de l’Environnement et du 2ème Plan national santé environnement a permis de faire d’importants progrès en matière de réduction des nuisances sonores. Nathalie Kosciusko-Morizet a cependant souligné le besoin d'obtenir des résultats rapides dans deux domaines précis :
-  La limitation des nuisances liées au transport aérien. La concertation sur le relèvement des altitudes d'approche en Ile de France se poursuit pour les aéroports d'Orly et de Roissy et aboutira à la mise en oeuvre de nouvelles procédures en 2011. Par ailleurs, le dispositif d'aide aux riverains mis en place pour les 10 principaux aéroports sera élargi en 2011 aux aéroports du Bourget et de Beauvais.
- La réduction du bruit lié aux transports terrestres. Le gouvernement a pris l’engagement, dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, de traiter les situations les plus critiques dans un délai de 5 à 7 ans et les financements sont à la hauteur :

  • 550 M€ sont prévus d’ici 2014, dans le cadre des programmes de modernisation des itinéraires routiers (PDMI) sur le réseau routier national non concédé. 
  • Les sociétés concessionnaires d’autoroutes se sont engagées à financer 110 M€ de travaux acoustiques au cours des trois prochaines années sur les réseaux qu’elles exploitent. 
  • Le dispositif de résorption des points noirs (bâtiments fortement exposés au bruit) fait l'objet d'un soutien financier de l'Agence de l'Environnement et de la Maitrise de l'Energie (ADEME) sur la période 2009-2011 notamment pour les réseaux gérés par les collectivités. 

Par ailleurs, la ministre a annoncé les agglomérations qui ont été retenues à l’issue d’un appel à candidatures pour mettre en place, avec le soutien du ministère et de l’ADEME, un observatoire du bruit en 2011 : il s’agit de Grenoble, Saint-Etienne métropole, la communauté du Pays d'Aix et Nice. Ces observatoires viendront compléter les observatoires existants,
principalement BRUITPARIF dans l’agglomération parisienne et ACOU-CITES dans l’agglomération lyonnaise.

 

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« Le bruit reste un problème central pour les Français » 

Le 15 décembre 2010 par Sabine Casalonga 

 

Dominique Bidou, président du CIDB fait le point sur les politiques de lutte contre les nuisances sonores

 

Les 6e Assises nationales de la qualité de l’environnement sonore, qui se tiennent du 14 au 16 décembre à Paris, sont l’occasion de revenir sur 30 ans de politique de lutte contre le bruit en France. En dépit des progrès réalisés, le bruit demeure un problème majeur pour les Français. Entretien avec Dominique Bidou, président du Centre d’information et de documentation sur le bruit (CIDB).

 

Les nuisances sonores ont-elles diminué depuis 30 ans ?

Il est difficile de répondre car elles sont complexes à mesurer. Ce qui est sûr, c’est que depuis la mise en place de la première mission Bruit au ministère de l’environnement, les solutions de protection contre le bruit ont beaucoup progressé : systèmes d’isolation, moteurs moins bruyants, logiciels de calcul acoustiques, etc. Mais dans le même temps, les sources de bruit se sont multipliées. Les avions font aujourd’hui moins de bruit, mais leur nombre est plus beaucoup plus élevé… Le progrès technique est consumé par la marche de la société. Des enquêtes[1] montrent que le bruit reste un problème central pour les Français. Les transports - routiers (en tête), aériens et ferroviaires - représentent la principale source de nuisance. On estime à plusieurs centaines de milliers le nombre de points noirs du bruit[2] (PNB) sur le territoire [voir l’encadré]. Et parallèlement, les citoyens ont une sensibilité accrue aux nuisances sonores. C’est sur cette dimension sociétale que nous n’avons pas réellement progressé.

Bilan des actions engagées En 2009, 860 points noirs de bruit (PNB) ont été identifiés et 4 projets de R&D soutenus par l’Ademe, selon son premier bilan du plan Bruit (2009-2012) publié mardi 14 décembre. En 2010, 5 dossiers ont reçu un avis favorable, pour des aides de plus de 3 millions d’euros : 4 sont des projets élaborés par RFF et concernent des PNB ferroviaires dans la vallée du Rhône, pour l’isolement des façades, et en région parisienne pour l’isolement des façades et la réalisation d'écrans antibruit, et le dernier a été élaboré par le conseil général de Seine-Saint-Denis. D’autres projets bénéficiant d’une aide inférieure seront engagés d’ici la fin de l’année. Concernant les transports terrestres, le gouvernement a rappelé son engagement de traiter les situations les plus critiques dans un délai de 5 à 7 ans, grâce à un investissement de 550 M€ sur le réseau routier public et 110 M€ sur les autoroutes concédées. De nouvelles procédures d'approche des aéronefs sur les aéroports d'Orly et de Roissy seront mises en place en 2011, ainsi qu’un élargissement du dispositif d'aide aux riverains aux aéroports du Bourget et de Beauvais. Nathalie Kosciusko-Morizet a enfin annoncé les 4 agglomérations (Grenoble, Saint-Etienne métropole, la communauté du Pays d'Aix et Nice) sélectionnées pour la mise en place d’un observatoire du bruit en 2011, qui viendront en renfort de Bruitparif (Paris) et Acou-Cites (Lyon). 

Quelles solutions proposez-vous ?

Les Etats généraux de la nuit à Paris ont mis en lumière un conflit entre les défenseurs des « lieux de nuit » et les tenants de la tranquillité nocturne. Un atelier des Assises abordera également la question des nuisances causées par les animations commerciales en centre-ville. La ville de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) a élaboré un guide qui promeut des bonnes pratiques à ce sujet.

Par ailleurs, un rapport en marge des Assises. L’objectif est d’améliorer le dialogue entre les acteurs, tout en prenant en compte des situations variables d’un circuit à l’autre. La réglementation existante n’est pas adaptée à cette problématique.

Plus globalement, nos politiques doivent davantage s’orienter vers les questions sociétales, plutôt que techniques. Certains problèmes peuvent se régler plus facilement par le dialogue. L’intolérance au bruit est peut-être, d’ailleurs, une illustration du cloisonnement de notre société.

Les zones calmes, prévues par la directive européenne de 2002 sur la gestion du bruit [voir le JDLE], correspondent, selon moi, à des zones où l’on peut se détendre, laisser courir ses enfants, mais non totalement silencieuses. Il faut distinguer les bruits qui ont du sens et ceux qui sont considérés comme des agressions sonores. 

Quel bilan faites-vous des mesures engagées par le gouvernement ?

Le récent rapport d’évaluation du Grenelle Environnement réalisé par le cabinet Ernst & Young [voir le JDLE] a considéré que les mesures relatives au bruit étaient en bonne voie. On note en effet une accélération des politiques, même si je ne suis pas certain que les délais soient tenus.

Concernant l’isolation des bâtiments, une meilleure coordination entre les corps de métier et une amélioration du savoir-faire sont nécessaires. La politique actuelle de rénovation thermique est une chance à saisir pour intégrer l’isolation acoustique sans générer de surcoût important. 

 

Dans le JDLE « Le bruit, une nuisance ‘injuste’»

 

 [1] Selon un sondage TNS-Sofres réalisé en mai 2010, deux tiers des personnes interrogées se disent personnellement gênées par le bruit à leur domicile. Pour 54 % d’entre elles, les transports constituent la principale source de nuisance.

 

 

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24 avril 2018

Les accidents de moto à la hausse

Paris Normandie Havre Dimanche consacre un article (en page 4 du n° du 22 avril)  à la campagne de prévention organisée par la Gendarmerie Nationale sur les routes du département de Seine Maritime.

En 2017, en zone gendarmerie,  sur 29 accidents mortels 13 concernaient des motards. On peut supposer que la vitesse est la principale cause car elle procure, elle aussi, un autre genre d'ivresse.

La police, en zone urbaine, devra suivre cet exemple. Tôt ou tard et bon gré mal gré car un petit nombre de motards adopte des vitesses très excessives avec des accélérations maximales. Faut-il attendre un accident mortel qui risque, cette fois de toucher plus probablement un piéton? 

Sans parler d'une autre griserie, celle des décibels qui est un fléau pour la société, une agression pour le cerveau des enfants et des personnes fragiles et peu compatible avec le "vivre ensemble" qu'on nous serine à chaque occasion.

Les motards aiment bien que nos voitures s'écartent pour leur laisser le passage et remercient généralement du pied. La cohabitation est possible mais si la Gendarmerie se veut "proche des associations de motards", la police pourra, elle aussi, travailler avec les assos à responsabiliser les quelques contrevenants systématiques au code de la route. 

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