Collectif havrais contre les nuisances sonores

17 juin 2021

AXA ASSURANCES

L'assureur AXA cherche à racoller l'adhésion  des motards. Dans une publicité destinée aux salles de cinéma on touve un petit film qui commence par:

 

"Quand vous entendez du bruit, nous on entend une symphonie".

Les musiciens apprécieront.                                     

 

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Darmanin et les rodéos

La note confidentielle de Darmanin pour éradiquer les rodéos urbains

INFO LE FIGARO - Dans une note au patron de la police, le ministre de l'Intérieur demande de «saisir les deux roues et quads» dans «les lieux les plus touchés».

Des adeptes de rodéos urbains enchaînent les figures au volant de leurs motos et quads, dans la zone industrielle de Wissous, en 2017. Sébastien SORIANO / Le Figaro

Face au fléau des «rodéos urbains» qui pourrissent la vie des Français, Gérald Darmanin passe à la vitesse supérieure. Dans une note adressée ce mercredi à Frédéric Veaux, directeur général de la police nationale, le ministre de l'Intérieur demande de «mettre en œuvre dès samedi, et dans les semaines qui viennent, cinquante opérations dans les communes ou quartiers les plus impactés».

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Religions, laïcité, spiritualité, à retrouver dans la lettre de Jean-Marie Guénois.

La feuille de route est limpide. D'abord, précise le document que Le Figaro s'est procuré, il s'agira «d'identifier préventivement les lieux de stockage et saisir systématiquement les deux roues et quads pouvant servir à commettre les rodéos». Sur le terrain, les forces de l'ordre devront par ailleurs «conduire des opérations de contrôles coordonnées sur les lieux les plus touchés, en associant les effectifs de la police municipale et en recherchant une occupation massive et stratégique des axes ou espaces empruntés». Objectif ? Entraver au pied des immeubles les chauffards qui pétaradent jusqu'à la nuit tombée sous les fenêtres des riverains, créant un fort climat d'insécurité et troublant le sommeil.

À VOIR AUSSI - Pourquoi la police ne parvient pas à stopper les rodéos urbains ?

Pourquoi la police ne parvient pas à stopper les rodéos urbains ?
 

«Identifier les auteurs par tous les moyens»

Conscient qu'il faut en finir avec le sentiment d'impunité dont font preuve les adeptes des rodéos sur les réseaux sociaux, Gérald Darmanin demande en outre d'«initier des procédures judiciaires dans le but d'identifier les auteurs», et ce «par tous les moyens à disposition» afin «d'engager des poursuites pénales, en lien avec l'autorité judiciaire». En conclusion «les véhicules devront être saisis et les individus interpellés», martèle celui qui a endossé le costume du premier flic de France.

«Les “rodéos urbains” sont insupportables pour nos concitoyens, notamment dans les quartiers populaires en particulier», insiste la note du ministre de l'Intérieur avant de rajouter: «les conditions climatiques estivales associées à un desserrement des mesures de restrictions sanitaires sont favorables à la multiplication de ces phénomènes».

459 interpellations depuis janvier

Portant la mention manuscrite «très signalé» pour souligner l'importance du sujet, le document dresse un édifiant état des lieux. Il révèle que, «depuis le début de l'année 2021, en zone police, 597 engins ont été saisis et 459 personnes ont été interpellées, ce qui traduit clairement la dynamique de mobilisation des forces de sécurité». Si des «résultats encourageants sont également enregistrés sur le ressort de la préfecture de police et en zone gendarmerie nationale», Gérald Darmanin juge «néanmoins nécessaire d'intensifier considérablement nos efforts en la matière». Aiguillonnés, les équipages de la police devraient, selon nos informations, partir en chasse dès ce vendredi.

«Tous les ans, les rodéos sauvages provoquent de graves accidents, avec des jeunes enfants renversés »rappelait le 23 mai dernier au Figaro Natalia Pouzyreff. Députée LREM, l'élue était chargée d'évaluer la loi du 3 août 2018 permettant de réprimer les «manœuvres dangereuses » en deux roues et en quads. Le texte prévoit de lourdes sanctions, pouvant aller jusqu'à cinq ans ferme et la confiscation obligatoire du véhicule. «L'an passé, la justice s'est mobilisée en prononçant 992 condamnations »a révélé Natalia Pouzyreff qui observe que «les contrevenants adoptent des manœuvres de contournement pour éviter la confiscation». Outre l'achat des motos en multipropriété, certains font appel à la location auprès de loueurs manifestement complaisants. Ces derniers pourraient, eux aussi, se retrouver dans le collimateur.

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14 juin 2021

Dans la revue de Presse de France Inter....

...On parle de Paris-Normandie qui parle de Sainte Adresse.

 Paris-Normandie nous dit que les habitants du Nice Havrais, quartier de la douce Sainte-Adresse, n'en peuvent plus des vitesses excessive et du bruit des rodéos urbains qui cerclent les boulevards Foch et Dufayel, la rue du Beau-Panorama, les avenues du Nice-Havrais et Désiré-Dehors, et quand les chauffards sont à l'arrêt, ils fument la chicha ou inhalent du gaz hilarants dans leurs voitures...

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12 juin 2021

Courrier de madame Drone, Adjointe à la sécurité

Numériser 4 copie 5

Numériser 16

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24 mai 2021

La Police et les rodéos

La police désarmée face aux rodéos sauvages

ENQUÊTE - Ce fléau, qui ne cesse de se développer en France, échappe au contrôle des forces de l’ordre en raison de consignes ambiguës et d’une réponse pénale insuffisante

Les forces de l’ordre interviennent lors d’un rodéo sauvage organisé dans la zone industrielle de Wissous, dans l’Essonne. Sébastien SORIANO/Le Figaro

Inédite, l’affaire avait fait du bruit mais pas autant que le vacarme qui perdure sous ses fenêtres. Après avoir fait condamner l’État pour son inaction à faire cesser des rodéos, une habitante des quartiers nord de Marseille n’en a toujours pas vu les effets dans son quotidien. La justice est passée, en août dernier, mais les nuisances, elles, sont toujours là.

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Religions, laïcité, spiritualité, à retrouver dans la lettre de Jean-Marie Guénois.

Chaque jour, des moto-cross, venant des cités sensibles de la Castellane mais aussi de la Bricade, débarquent dans son quartier résidentiel. «Dans un vacarme à rendre fou, ils défoncent les terre-pleins en roulant dessus, slaloment entre les voitures. Et, on le sait, ils sortent la drogue de leur immeuble dès qu’il y a une descente de police chez eux. C’est l’impunité totale. Depuis le jugement, les autorités n’ont strictement rien fait», dénonce cette habitante en se reprenant, non sans sarcasme: «Erreur, elles ont pris une décision: elles ont fait appel du jugement!» Elle est pourtant déterminée à ne rien lâcher: «J’irai jusque devant les instances européennes s’il le faut pour obtenir ce que je suis en droit d’attendre: la paix.»

On est face à un choix politique. Et l’administration nous donne comme instruction de ne pas aller au contact des auteurs et de renoncer aux poursuites par peur de l’accident et des émeutes urbaines

Denis Jacob, secrétaire général du syndicat Alternative Police CFDT

Avec ce témoignage, ajouté à tant d’autres partout en France, dans les villes comme à la campagne, tout porte à croire que la chasse aux rodéos n’est toujours pas la priorité des autorités, malgré un durcissement des sanctions. Depuis la loi du 3 août 2018, qui fait de cette pratique un délit, les auteurs encourent désormais de lourdes peines, pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison. Mais, pour les forces de l’ordre, ce texte n’est qu’une façade. Derrière cette sévérité affichée, on continue à leur demander de ne pas agir, dénoncent les syndicats de police d’une même voix. «On est face à un choix politique. Et l’administration nous donne comme instruction de ne pas aller au contact des auteurs et de renoncer aux poursuites par peur de l’accident et des émeutes urbaines, souligne le secrétaire général du syndicat Alternative Police CFDT, Denis Jacob. Tous les jours, sur les réseaux sociaux, on voit des images où ils sont 10 voire 15 à faire du rodéo et on laisse faire

Une inaction qui a, selon le responsable de Synergie Officiers, Patrice Ribeiro, des conséquences très fâcheuses: l’amplification du phénomène. «Si les rodéos se développent autant, c’est bien parce qu’il y a un sentiment d’impunité», souligne-t-il.

Pourtant, la police ne baisse pas totalement les bras et met notamment en place, çà et là, des cellules dédiées à la lutte contre ce fléau. Des équipes se mobilisent pour faire cesser ces nuisances, en recourant à tous les moyens possibles pour interpeller les auteurs: surveillance des secteurs les plus touchés, opérations de contrôle, exploitation des images de vidéoprotection… Il y a aussi, avec le concours des bailleurs sociaux et de la police municipale, des descentes qui sont faites dans les caves pour mettre la main sur les engins ayant servi aux rodéos.

En nombre d’infractions, la Seine-Saint-Denis arrive en tête (500), suivie du Rhône (350) et des Yvelines (300)

Par ailleurs, quand cela est possible, des opérations préparées à l’avance sont montées par les forces de l’ordre, bien moins risquées que les courses-poursuites au pied levé. «Mais cela nécessite à chaque fois d’importants moyens», précise le colonel Laurent Collorig, chef de l’unité de coordination de lutte contre l’insécurité routière (Uclir) au ministère de l’Intérieur. Ainsi, le 9 mai dernier, dans les Yvelines, pas moins de 60 gendarmes ont été mobilisés dans des bois, près de Bonnières-sur-Seine, devenus le terrain de jeu de groupes de jeunes. Tous les axes de fuite avaient été minutieusement bloqués, et les délinquants ont été pris dans la nasse. Au total, 6 arrestations effectuées, des motos saisies et une kyrielle d’infractions relevée en plus du rodéo sauvage: non-port du masque, défaut de plaque, outrage, rébellion, usage de stupéfiants…

En dépit de ces actions menées, les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur traduisent bien la difficulté qu’ont les forces de l’ordre face aux rodéos. «Beaucoup d’interventions - 63.000 depuis la promulgation de la loi et seulement 6450 infractions. Cela tient aux difficultés d’interpeller les auteurs», reconnaît le patron de l’Uclir. En nombre d’infractions, la Seine-Saint-Denis arrive en tête (500), suivie du Rhône (350) et des Yvelines (300). La Lozère est, quant à elle, le département où l’on relève le plus bas niveau d’interventions: 60 depuis 2018. C’est pourtant la preuve que, en zone rurale également, les rodéos empoisonnent la vie des citoyens. Quant aux chiffres du premier trimestre 2021, comparés à ceux de 2020 sur la même période, ils révèlent une intensification du travail des forces de l’ordre: 5066 interventions contre 3586, donnant lieu respectivement à 640 infractions contre 351.

58 % des auteurs ont été condamnés à une peine d’amende ferme

Le ministère de la Justice

Côté justice, même si on part de loin, les tribunaux infligent davantage de sanctions. En 2018, seulement 92 condamnations étaient prononcées en correctionnelle. Mais, l’année suivante, il y en a eu 697, et 991 en 2020. «Sur ces deux dernières années, 35,55 % des auteurs majeurs ont été condamnés à de l’emprisonnement, dont 14,75 % à de l’emprisonnement ferme avec un quantum moyen de 4,5 mois.» Des sanctions plus légères ont été prononcées par les tribunaux: «58 % des auteurs ont été condamnés à une peine d’amende ferme», précise le ministère de la Justice, où l’on souhaite une réponse rapide pour les faits les plus graves. Dans ce cas, «la procédure de comparution immédiate s’impose», souligne une circulaire d’octobre 2020 adressée aux procureurs. Une consigne qui, dans la réalité, est loin d’être suivie, faute de places suffisantes aux audiences de comparution immédiate.

«On retiendra les affaires de rodéo qui dégénèrent et qui donnent lieu à un enchaînement d’autres infractions», explique ainsi Ludovic Friat, secrétaire général de l’Union syndicale des magistrats (USM). Pourtant, pour les syndicats de police, toutes ces affaires sont typiquement celles où s’impose une réponse ferme et immédiate. Mais certains auteurs seront jugés bien plus tard, d’autres ne passeront même pas devant un tribunal. «Et ils se feront à peine gronder», se désole Patrice Ribeiro.

Le stockage des véhicules saisis est un vrai casse-tête

Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat de police Alliance.

L’important, pour la Chancellerie, c’est de prendre des décisions qui auront des effets sur les auteurs, indique-t-elle. «Une sanction qui marche bien, c’est la confiscation des véhicules», explique un conseiller. Pour aller au-delà des 260 véhicules confisqués en 2019 et 2020, le ministère cherche à lever les obstacles qui freinent le recours à cette mesure. Parmi eux: les frais de gardiennage qui plombent les budgets des tribunaux, et dont certains expérimentent la gratuité des fourrières communales. «Le stockage des véhicules saisis est un vrai casse-tête», confirme Fabien Vanhemelryck, le secrétaire général du syndicat de police Alliance.

Souhaitant augmenter le volume des saisies, la Chancellerie s’intéresse à ce qui a été mis en place à Besançon où, au lieu de détruire les deux-roues confisqués, ils sont donnés aux établissements d’enseignement de la conduite. Afin de recenser d’autres initiatives intéressantes en France, un groupe de travail vient d’être mis en place. À Clermont-Ferrand, notamment, on a décidé de s’attaquer à ceux qui, sur les réseaux sociaux, incitent à ces rodéos. Depuis la loi de 2018, ces organisateurs sont passibles de deux ans de prison et de 30.000 euros d’amende.

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07 mai 2021

Document adressé au Maire du Havre

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Numériser 16 copie 2

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12 avril 2021

Audience à la mairie du Havre

Une délégation de 4 membres a été reçue à l'Hotel de Ville le vendredi 9 avril.

Nous avons noté les éléments fournis par la Direction de la sécurité quant à l'action menée contre le fléau: surveillance vidéo suivie d'un traitement à postériori des délinquants.

Nous avons rappelé que si les riverains de tous les quartiers sont agressés par la pollution sonore des motos qui passent, certains lieux comme le front de mer (où les motos passent et repassent !) concentrent un nombre beaucoup plus grand de promeneurs, cyclistes etc.. qui s'ajoutent aux riverains et constituent un groupe (inégalé en ville) de victimes qu'il faut protéger.

Questions de sécurité routière, sans doute, mais aussi de santé publique, d'environnement et d'image d'une ville qui se veut touristique. Une réponse globale est donc nécessaire. Nous avons renouvelé notre demande d'une campagne de sensibilisation sur les nuisances sonores (préalable à toute répression accrue) comme sait bien le faire la ville pour les causes d'intérêt général.

Enfin, pour suivre l'exemple de ce qui se fait ailleurs et que redoutent (tout en la jugeant inéluctable) les responsables d'associations de motards, nous proposons l'interdiction de circulation aux motos sur des axes délimités à des dates et selon des horaires définis. 

 

 

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07 avril 2021

Un bon début en attendant plus persuasif

Sainte Adresse décibels Photo 02 04 2021

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06 avril 2021

"Bref, on appelle ça des connards"

Pourquoi une moto doit-elle faire du bruit ?

Là est la grande question…

Tout simplement pour que ce bruit soit perçu par son propriétaire.
Hé oui, c’est bête à dire, mais le motard est situé en avant et au-dessus de la sortie du pot d’échappement.
Avec le casque sur la tête qui atténue grandement les sons et le bruit du vent relatif, il n’entend pas grand-chose…
Il faut que le son émis soit suffisamment important pour qu’il soit perceptible.

La vraie question est donc :
Pourquoi une moto devrait-elle faire plus de bruit que celui prévu d’origine par le constructeur ?

C’est au fond la question posée par cette internaute sur le forum du Repaire des Motards.
Un joli texte que je vous invite à lire.

 * * *

Parce que c’est plus « beau » à l’oreille

Dans les débats souvent animés entre motards sur la question des pots d’échappement, beaucoup évoquent le côté agréable du « beau bruit ». On parle d’ailleurs de pot « qui va bien » pour parler d’un adaptable, par opposition à celui d’origine.

L’explication résiderait donc dans le côté valorisant d’un bruit plus élevé ou tout au moins plus prononcé, plus affirmé.

En fait, c’est plus une question de fréquence (en Hz) que d’intensité sonore (en décibels A).

Précisions techniques :
La lettre A signifie que le décibel est pondéré pour tenir compte de la différence de sensibilité de l’oreille humaine à chaque fréquence. Notre oreille atténue les basses fréquences.
Les sons ne sont audibles que dans une certaine gamme de fréquences et de niveaux qui constitue le champ auditif.
Le domaine des fréquences audibles s’étend approximativement de 20 à 20.000 hertz (Hz). C’est le nombre d’oscillations par seconde des molécules d’air autour de leur position d’équilibre au passage de l’onde sonore. Un hertz correspond à une vibration par seconde. 
Les sons de fréquence basse (vibrations lentes, inférieures à quelques centaines de hertz) sont les plus graves, ceux de fréquence élevée (vibrations rapides) sont les plus aigus.
On constate que le seuil de sensibilité de l’oreille varie avec la fréquence. Pour une même intensité, un son dont la fréquence se situe entre 1000 et 4000 Hz sera mieux perçu (donc plus dérangeant) qu’un son grave ou très aigu.

On est ici dans un jugement esthétique.

Un « beau » son, c’est subjectif. Certaines sonorités peuvent être jugées agréables par certains et moins (ou pas du tout) par d’autres.

Typiquement, le son émis d’origine par les moteurs flat-twin Boxer des BMW modernes est souvent jugé comme trop timoré, terne : « tondeuse à gazon », « deudeuche »…

Le son est partie prenante de l’identité d’un véhicule, notamment d’une moto. On reconnaît à l’oreille une Ducati, une Harley…

Il permet aussi de distinguer une grosse cylindrée (son plus grave, plus caverneux) d’une petite cylindrée (son plus aigu, plus criard). 
C’est d’ailleurs pour cela que bien des possesseurs de petite cylindrée (surtout les 50 cm3) se croient obligés de « compenser » en augmentant le niveau sonore émis par leur brêlon.

Pas de chance, le nombre de décibels ne change pas la fréquence du son, cela augmente seulement les nuisances sonores.

* * *

Parce qu’un pot adaptable est plus beau

Quelque part, ça me désole (avant j’en riais, maintenant j’en pleure) de voir tous ces motards qui claquent leur thune dans des pots d’échappement.

Le pot, c’est sans doute la pièce la plus inutile dans une moto, celle qui sert le moins à la conduite et à la sécurité.
Je peux comprendre le gars qui monte des super pneus tendres (pas toujours nécessaire, mais bon, c’est utile), des durites aviation ou des plaquettes carbone, une bulle haute, une selle confort, des commandes réglables, des embouts de guidon allégés, des protections carbone…
Tout ça n’est pas fondamental, mais ça peut aider.
Mais un silencieux d’échappement !!!

Ce n’est même pas pour la performance : sans mise au point moteur, la plupart des pots adaptables font perdre de la puissance et du couple par rapport au pot d’origine.
Une étude menée par l’UTAC pour Motomag l’a prouvé.

C’est surtout pour le look et le bruit. Eventuellement pour le gain de poids.
‘Tain, quand vous êtes sur la moto, vous regardez souvent votre pot, vous ???
Non, c’est juste pour faire plus beau (et encore, ça se discute) à l’arrêt, pour l’admirer depuis la terrasse du café.

Le choix de changer son pot d’origine pour acheter un pot adaptable « plus beau » révèle la hiérarchie des priorités pour le motard.

* * *

Pour le plaisir d’emm… le monde !

Le bruit émis par votre moto, ce n’est pas tant vous qui en « profitez » que ceux qui vous suivent et vous entourent…

Sur la route, ça va encore, vous n’emmerdez que les animaux sauvages au fond des bois.
Mais en ville, même de jour, vous pourrissez la vie aux enfants (qui ont l’oreille plus fragile que les adultes), aux bébés qui dorment, à tous les piétons et tous les habitants des alentours.

C’est encore pire la nuit : une étude de l’ADEME a calculé qu’une moto avec pot « full barouf » qui traverserait Paris de bout en bout en pleine nuit réveillerait environ 300.000 personnes…

L’excès de bruit provoque une charge mentale, qui altère les périodes de sommeil profond. C’est dans le cerveau, au niveau neurologique, que la pollution sonore agit. 
« En modifiant la fluidification du sang, elle accroît les risques d’AVC, les maladies cardio-vasculaires et les problèmes d’apprentissage », explique Emmanuel Thilbier, acousticien de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Sur le long terme, la pollution sonore crée des stress corporels et la confusion dans le cerveau.

Oui, le bruit constitue une forme d’agression !

Le bruit excessif dégagé par un certain nombre de deux-roues (des cyclos aux grosses cylindrées) compte pour une bonne part dans la mauvaise image de la communauté motarde et dans l’agressivité manifestée par certains automobilistes à l’encontre des motards.

Le bruit excessif des deux-roues est même la première source de nuisances sonores citée par les habitants de zones urbaines.

Dans la ville de Québec, le centre historique est désormais interdit aux motos, parce qu’elles font trop de bruit, tout comme dans différentes zones de la province de Québec.

Même en zone rurale, de nombreux riverains se plaignent de la gêne occasionnée par le passage répété de motos bruyantes, notamment dans le voisinage des « routes à motards » ou dans les vallées de montagne, quand le son émis se réverbère et se propage à des kilomètres à la ronde.

Ce n’est pas un hasard si le premier « radar » de mesure du bruit sur la voie publique a été implanté en vallée de Chevreuse, dans les Yvelines, terrain de jeu de (trop) nombreux motards franciliens, particulièrement les week-ends de beau temps, c’est-à-dire exactement quand les habitants de cette banlieue huppée aimeraient profiter de leurs jardins…

Chaque motard / usager 2RM bruyant se dit (de façon très égoïste) « mais je passe en quelques secondes, ce n’est pas bien grave ». 
Il oublie qu’il n’est pas seul sur la route, que cette gêne temporaire se trouve répétée plusieurs dizaines, voire centaines de fois, par jour.

Le motard bruyant répond souvent aux reproches par un « fallait pas habiter ici ! » définitif.
C’est-à-dire qu’il ne faudrait pas habiter en ville, mais pas non plus à la campagne, pas en montagne…
Et pourquoi ce serait au gêné de déménager et pas au gêneur ?
Pourquoi des dizaines de riverains devraient déménager pour un voisin indélicat qui fait ronfler sa bécane ou pour des dizaines de gêneurs « pas du coin » qui ne font que passer là une fois par mois ?

Là encore, le choix clairement affiché par certains motards révèle leurs priorités, leur vision du monde : « ma gueule avant les autres ».
En bref, on appelle ça des connards.

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